Ce qui m'avait marqué à l'époque, c'est que les "géants" comme on dit, comme la Banque Mondiale, les grands acteurs internationaux, se heurtaient assez rapidement aux ajustements et aspérités du local. Et donc, étaient terriblement inefficaces. C'est avec cette idée en tête, et je dois dire, au cœur, que nous avons construit Inuk avec Aurélien Pigot. Notre idée était claire, et n'a pas beaucoup déviée aujourd'hui : faire l'inverse du "go big or go home", c'est à dire faire local, faire frugal, faire efficace. Assez rapidement, on s'est rendus compte que ça pouvait également vouloir dire "faire européen".
La hype complètement surréaliste sur l'IA de cette dernière année, couplée à l'actualité tout aussi déroutante, nous ont donné envie de réfléchir aux sujets de technologie, climat et souveraineté de manière plus précise. Pourquoi sommes-nous à ce point obsédés parce qu'il se passe de l'autre côté de l'Atlantique ?